Les types de connaissances Imprimer Envoyer
En pratique - Gestion des apprentissages
Écrit par Françoise Appy   
Mercredi, 20 Juin 2012 09:02

Les types de connaissances

 

Tableau

Les connaissances factuelles sont engrangées dans la mémoire à long terme et peuvent en être extraites rapidement, à tout moment sans effort conscient.  En mathématiques par exemple, elles peuvent concerner la connaissance des tables de multiplication. Elles vont permettre de donner une réponse automatique, c’est-à-dire non calculée. Cela va permettre de libérer de la mémoire de travail, qui sera particulièrement utile dans le cas par exemple de calculs encastrés comme dans la division ; pour résoudre l’algorithme de la division, il faut savoir multiplier et soustraire de manière automatique. Ainsi on évite un coût cognitif élevé. On ne dira donc jamais assez la nécessité de mémoriser ce type de connaissances, aussi bien en français qu’en mathématiques. C’est à ce prix que les élèves pourront se consacrer au raisonnement et progresser dans leur pensée.
Exemples : événements, lieux, dates, tables, alphabet, règles, etc.

Les connaissances procédurales portent sur des séries d’étapes permettant à un problème fréquemment rencontré d’être résolu. Elles correspondent aux savoir-faire. Elles sont acquises par une pratique abondante et régulière tout au long de l’année.
Exemples : les algorithmes de calcul. Les accords orthographiques. Leur maîtrise automatisée libère la mémoire de travail.

Les connaissances conceptuelles concernent la compréhension du sens. Elles sont indépendantes des deux précédentes ; en effet, par exemple certains élèves maîtrisent l’algorithme de la division sans en avoir compris le sens. Mais la compréhension du sens de cet algorithme à elle seule ne garantit pas que l’élève le maîtrisera en toute situation. Les connaissances procédurales sont les plus difficiles à enseigner. En effet, l’enseignant ne peut déverser des concepts dans les têtes de ses élèves en s’imaginant qu’ils seront acquis immédiatement. Les concepts nouveaux doivent se fixer sur des connaissances déjà possédées L’enseignement explicite le fait lors du modelage au cours duquel l’enseignant raisonne à haute voix, et s’assure de la compréhension par des exemples et contre-exemples judicieusement choisis, puis pose de nombreuses questions pour la vérifier.
Exemple : comprendre le sens du signe égal (=).

Les connaissances métacognitives
On a l’habitude de dire qu’elles sont un ensemble de cognitions sur nos cognitions. Elles sont une réflexion et un contrôle sur ses propres processus mentaux. Elles permettent aux élèves d’être conscients de ce qui se passe dans leur cerveau lors des apprentissages. Parmi elle, se trouve la connaissance des stratégies utilisées dans les diverses tâches d’apprentissage. Les élèves prennent conscience des méthodes utiles ainsi que de leurs propres forces et faiblesses et peuvent ainsi s’adapter à ce qui est demandé.
En Enseignement Explicite, lors du modelage, l’enseignant explique le processus mental qu’il suit en mettant un haut-parleur sur sa pensée. Toutes les stratégies (lecture, résolution de problèmes …) utilisées sont toujours expliquées et enseignées aux élèves afin qu’ils puissent les réutiliser.
Exemple : les étapes conduisant à la résolution d’un problème.
Les élèves sont associés à leur propre réussite et invités à analyser les raisons de leurs échecs.
Exemple : « Je n’ai pas réussi car je n’ai pas fait suffisamment d’efforts (Réussite = Stratégies x Efforts) » ou bien « car je n’ai pas compris la stratégie », ou bien « car j’ignorais telle connaissance de base »…

 
 
Une réalisation LSG Conseil.