Les troubles de comportement externalisés (Isabelle Plante, Jean Bélanger) Imprimer Envoyer
En pratique - Gestion de classe
Écrit par Bernard Appy   
Vendredi, 20 Janvier 2012 10:10

Isabelle Plante, Jean Bélanger

Les troubles de comportement externalisés : de l'étiologie à l'intervention différentielle

Formation et profession, 12.2011, p 12-15

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Commentaire :

Voici un bref article qui fait le point sur les comportements qui perturbent – parfois gravement – le fonctionnement normal d’une classe. Ces troubles de comportement « se caractérisent par de l’agitation, de l’impulsivité, un manque d’obéissance ou de respect des limites et une certaine agressivité ». Ils sont dit “externalisés” parce qu’ils s’expriment envers autrui, souvent même un peu trop aux yeux des enseignants chargés de les réguler.

Les auteurs recensent :
- l’indiscipline, qui relève tout simplement d’un manquement aux règles ;
- le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH), qui touche trois fois plus les garçons que les filles, et dont les symptômes sont l’inattention, l’hyperactivité et l’impulsivité ;
- le trouble des conduites (TC), qui touche deux fois plus les garçons que les filles, et qui se traduit par des comportements d’agression, la destruction de biens matériels, des actes de fraude ou de vol, de graves violations aux règles établies ;
- le trouble oppositionnel avec provocation (TOP), qui se manifeste par des colères fréquentes, la contestation de l’autorité et une tendance à être irrité par les autres.

Ces troubles, s’ils sont bien diagnostiqués, peuvent faire l’objet d’interventions appropriées. Mais rares sont les élèves qui ne relèvent que d’un seul à la fois.

D’une manière générale, les auteurs recommandent de s’appuyer sur une gestion de classe efficace, qui « prend appui sur un système de règles de classe et de conséquences logiques établi en début d’année ». Il est également précisé – et c’est important – que « pour être efficaces, les règles de classe doivent être peu nombreuses ». Ces règles doivent faire l’objet d’un enseignement explicite, surtout en début d’année puis de manière récurrente au fil des semaines et des mois, à chaque fois que cela s’avérera nécessaire.

Au quotidien, les enseignants pensent d’abord à sanctionner les comportements indésirables. Mais insistons sur le fait que « lorsque les comportements inadaptés sont récurrents, le recours à un système d’émulation, qui renforce les comportements attendus à l’aide de récompenses matérielles ou de privilèges, peut s’avérer efficace ». De fait, le climat de la classe s’améliore considérablement quand le renforcement positif des comportements attendus est supérieur au renforcement négatif par des sanctions.

Terminons par la mention que font les auteurs à propos d’une intervention efficace auprès des élèves TC et TOP : « L’enseignement explicite des stratégies d’autocontrôle émotionnel ou de gestion des comportements colériques peut s’avérer bénéfique ». Effectivement, le côté efficace de tout enseignement explicite n’étant plus à démontrer, le recours à ses pratiques permet de résoudre nombre de difficultés que rencontrent les enseignants dans l’exercice de leur métier…

 
 
Une réalisation LSG Conseil.