Gestion du comportement selon Bill Rogers Imprimer Envoyer
En pratique - Gestion de classe
Écrit par Françoise Appy   
Jeudi, 28 Janvier 2016 18:57

Gestion du comportement selon Bill Rogers

 

 

Bill Rogers est un consultant en éducation australien ; c’est un spécialiste de la gestion de classe, des questions de discipline, de la gestion des comportements difficiles, des problèmes relatifs au stress des enseignants. Il a écrit de nombreux ouvrages sur la question et intervient dans de nombreux établissements.

Voici un résumé d’un article de Shaun Killian dans lequel il présente 5 principes de base pour une bonne gestion des comportements dans les classes. Ces principes ont pour but de gérer le groupe en évitant les interruptions excessives  lors des leçons.

 

1. Donner les consignes en les entrecoupant de pauses tactiques

Attention – Pause - Consigne

En premier lieu, on captive l’attention, puis on fait une pause, et enfin on donne la consigne. Il s’agit de dire exactement ce que les élèves doivent faire. Il faut toujours s’exprimer de manière positive en décrivant ce que l’on attend d’eux et non ce qu’ils ne doivent pas faire. Ex : au lieu de dire : « Ne faites pas de bruit en travaillant », dites : « Travaillez en silence ».

Capture de l’attention : ’adresser au groupe ou à l’élève par son nom, marquer un temps de pause, et quand tous sont attentifs, alors  présenter la consigne. La pause est très importante.

On veillera à s’exprimer de manière assurée et ferme mais amicale, sans crier et on gardera à l’esprit que le but est de corriger les mauvais comportements avec le moins d’interruption dans la séance.

 

2. Pas de questions commençant par « pourquoi ? »

Il faut éviter les commentaires dans le style « Pourquoi te comportes-tu ainsi ? » car ce type de question qui appellera forcément une réponse longue et pas forcément pertinente. Or le but est de stopper immédiatement le comportement inapproprié et de continuer la leçon au plus vite.  Il vaut mieux dire : « Que fais-tu ? Que devrais-tu faire ? Fais ceci s’il te plaît. »

Ainsi, par exemple, si un élève n’a pas le matériel nécessaire pour travailler, il est préférable de lui permettre de l’emprunter plutôt que de lui demander pourquoi il n’a pas son matériel. Cette question, importante tout de même, sera reportée à un autre moment, mais jamais abordée dans le cours de la leçon.

 

3. Stopper par un acquiescement partiel

Voici l’une des techniques les plus efficaces. Elle consiste à éviter les arguments secondaires et à se centrer sur ce que l’on attend de l’élève. Par exemple, deux élèves bavardent au lieu de travailler, vous leur demandez de se mettre au travail et ils argumentent que d’autres le font aussi.  N’entrez pas dans le débat  mais réitérez la consigne. Cela est une façon utile d’évacuer les arguments échappatoires. Les deux mots importants sont peut-être et mais. « Peut-être, n’êtes-vous pas les seuls à parler mais je veux que vous vous mettiez au travail. »

 

4. Permission conditionnelle

Bill Rogers appelle cela la structure when- then (quand- alors). « Quand tu auras fait ceci, alors tu pourras faire cela. » Vous pouvez aussi utiliser le modèle oui- quand. Ex : « Oui nous mettrons en route la climatisation quand la température excèdera 24°. » Ou après – alors.

 

5. Les choix forcés

Cette technique permet de mettre l’accent sur le choix fait par les élèves. Bien sûr, il faut auparavant clarifier les éléments du choix. Ex : « Tu peux choisir de travailler en silence ou tu changeras de place. »  Le mot clé dans le choix est ou. Cette technique fonctionne à condition que l’enseignant soit  capable d’aller jusqu’au bout. Il est préférable de :

  • Ne proposer que des choix réalisables.
  • Commencer avec de petites conséquences.
  • Parler calmement et fermement afin de donner confiance.
  • Ne pas attendre la réponse, et enchaîner sur la leçon.

Intervenir plus tard si nécessaire.

 
 
Une réalisation LSG Conseil.